Principes du Jeu de GO

1 - Chaque joueur pose, à tour de rôle, une pierre sur une intersection de son choix. Le joueur qui a les pions noirs joue le premier.
2 - On ne peut superposer deux pions sur une même intersection.
3 - Chaque pion, une fois posé, reste immobile jusqu'à la fin de la partie. S'il est placé sur une intersection quelconque, il voisine avec quatre autres intersections vides (ou trois autres seulement, s'il est posé sur les lignes horizontales et verticales extrêmes. La figure montre l'existence de ces intersections vides.

Les « libertés vitales » d'un pion.

I - Le pion est sur une intersection quelconque à l'intérieur du GO-ban.

II - Le pion est sur l'une des bandes du damier. On a figuré en pointillé les intersections vides autour du pion dans les deux cas.

4 - Lorsque les quatre (ou les trois) intersections vides autour d'un pion sont occupées par les pions adverses, on dit que le pion est tué. Il est alors retiré du jeu. On ne peut évidemment se tuer soi-même.

Le pion blanc est tué.

Les quatre intersections qui l'entourent étant occupées par des pions noirs.

5 - On ne peut jouer un coup amorçant une série infinie de répétitions.

L'objet du jeu de GO est d'encercler à l'aide de ses pions le maximum d'intersections vides (cela s'appelle : faire des territoires), tout en perdant un nombre minimal de pions. La valeur d'un territoire est déterminée par le nombre d'intersections libres qu'il contient.

Territoires.

Le territoire I vaut 3 points, comme le territoire II. Les intersections vides ont été entourées d'un pointillé.

Marche générale du Jeu de Go

Chaque joueur, lorsqu'il pose une pierre sur le GO-ban, a toujours le droit, à chaque instant, de la poser à l'intérieur d'un territoire ennemi, afin de faire lui-même un nouveau territoire, plus petit, à l'intérieur du grand. Il a donc deux préoccupations essentielles :

1 - Bâtir soi-même des territoires.

2 - Empêcher l'adversaire de construire des territoires, en les attaquant, et, éventuellement, en tuant certains pions.

En principe, le jeu se termine lorsque les 361 pions ont été posés. En fait, la fin du jeu intervient lorsque les joueurs, d'un commun accord, estiment que tous les coups possibles ont été joués.

Signalons enfin que, dans les règles du jeu de GO, on indique la position d'un pion en indiquant le numéro de la ligne et la lettre de la colonne sur laquelle il se trouve, les deux coordonnées définissant, sans aucune ambiguïté possible, chaque intersection. Cette notation est connue sous le nom de notation korschelt.

Handicap

Lorsque l'un des deux joueurs est nettement plus fort que l'autre, il est nécessaire, pour équilibrer la partie, d'accorder un avantage ou handicap au joueur le plus faible. Par exemple, on donnera au joueur le plus faible les pions noirs, c'est-à-dire le droit de jouer le premier. Si le joueur est nettement plus faible, on l'autorisera à placer, avant le début de la partie, un certain nombre de pions sur deux ou plusieurs des neuf hoshi. Dans ces conditions, le joueur le plus faible, qui dispose des pions noirs, place le nombre de pions correspondant à son handicap sur le GO-ban, et les blancs jouent ensuite. Si les joueurs sont supposés de force égale, on procède à un tirage au sort pour désigner celui qui aura les noirs.